Changement de direction. Tournez à droite après le troisième palmier rose.

Bonjour mes ptites licornes !

Comme le titre l’indique et comme vous avez pu le constater visuellement, le blog change de cap, de nom, tout ça tout ça.

Voici donc le nouveau blog : http://mlleaartus.wordpress.com/

Ce nouveau blog sera consacré à l’art, au lifestyle, un peu de mode, des voyages, des expos, le tout décliné sur mes thèmes de prédilection, à savoir la baroque, l’étrange, les curiosités, le kitsch, le XIXe siècle, l’histoire de l’art et de la mode…

Il y aura aussi une nouvelle rubrique : « Neutral », dans laquelle vous pourrez retrouver des articles sur les thèmes du naturel, un peu hipster, un peu boho, bobo, dans le genre « lin-coton-couleurs simples-DIY-retour à la nature ». Là, c’est mon côté bio qui parlera !

Les premiers articles seront des redites de certains articles postés ici, histoire de planter le décor !

Sur ce, bonne journée mes ptites licornes !

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Mon travail d’artiste

Je suis étudiante, en reprise d’étude plus exactement, comme vous le savez maintenant. Et je suis aussi artiste, depuis un ptit moment déjà. Mon travail se situe plutôt dans l’art contemporain de type pop-surréalisme ou lowbrow art. Je travaille sur l’image de la jeune fille, la mise en scène, la notion de spectacle, le kitsch, la pop-culture, et la mort. Oui oui, tout ça. Je ne peux pas être plus précise pour l’instant, car je dois rédiger mon mémoire de master 2 l’année prochaine, et ensuite je compte préparer un doctorat (oui, je suis une vraie intello, et j’ai même des lunettes ! ^^), donc, je préfère rester évasive, malheureusement j’ai déjà expérimenté le « copiage » d’idées depuis un bout de temps… Mais comme je voulais partager avec vous mon quotidien d’artiste, voici des croquis, ainsi que les trois dessins présentés lors de ma soutenance d’écrit académique du master 1. Vous remarquerez l’importance du baroque, de l’art nouveau…

Sketchbook

Eros et Thanatos 1

Eros et Thanatos II

Ophelia

(merci de ne pas utiliser ces photos sans mon autorisation, et j’ai ajouté mon nom d’artiste sur les trois oeuvres, c’est pas trés joli, mais bon, c’est juste une précaution)

Belle journée mes licornes !

Happy Week (et interruption des programmes)

Je suis à la fois soulagée, euphorique et..Malade. J’ai passé ma soutenance de master 1, j’ai eu une bonne note, je suis impatiente de commencer le master 2. Et vous écrire aujourd’hui me fait souffrir. Au sens propre : tellement écrit, dessiné, colorisé pendant toute une année scolaire que mon bras droit demande grâce. J’ai ordre médical (c’est du sérieux) de laisser mon bras se reposer pendant au moins deux semaines, sous peine de médicaments sévères et de perte progressive de mon bras droit (je plaisante pas, c’est hyper sérieux). Donc : pas de dessin, pas de peinture, pas d’écriture, pas d’ordinateur excessif. Je vais faire ma larve quoi. Je vais en profiter pour voir tous les films et docs que j’ai pas pu voir cette année. Je vais aller faire les expos (expo Pierre et Gilles au Havre, youpiiiiiiiiiiiiii). Je vais en profiter pour faire le point sur le blog, ce que je veux vraiment y mettre. Je pense qu’il reprendra le nom de mon ancien ancien ancien blog, d’il y a longtemps. Que j’y parlerai plus de mes sujets de prédilection : art, baroque, XIXe siècle et kitsch. Voilà voilà. C’est peut-être le dernier happy week, profitez-en !

Belle journée mes ptites licornes !

Vanités et Gourmandises : pour ou contre la société de consommation ?

Pour continuer sur le thème de la Gourmandise, comme annoncé lundi et mardi, voici un article de fond sur la représentation des gourmandises dans l’art (principalement la peinture).

Tout a commencé avec la Réforme (avènement du protestantisme), les pays flamands voyant alors leurs peintres s’embarquer dans tout un tas de représentations allégoriques ou décoratives (voire les deux à la fois), consécutives à la réflexion religieuse fondamentale de l’époque ainsi qu’à un choix de représentation lié à cette religion, qui n’aime pas vraiment les représentations du corps, d’où l’émergence importante de natures mortes. Si vous êtes adeptes des musées des beaux-arts, vous aurez sûrement déjà vu des salles d’expos débordant de natures mortes et de vanités. Eh bien, la nature morte peut devenir une sorte de vanité. Le motif de la vanité traditionnelle, c’est celui avec le crâne et les os, pratiquement toujours accompagnés par les mêmes objets symbolisant la fin de la vie. Même dans les natures mortes, les peintres n’hésitent pas à pousser le vice jusqu’à y glisser un petit « memento mori » : si vous avez des fruits avariés, tachés, avec des mouches, dans une corbeille de fruits, on peut dire que c’est une forme de vanité.

Parmi ces natures mortes se détache un genre spécial : la nature morte de confiseries. Remettons-nous dans le contexte de l’époque : on découvre le sucre, les échanges commerciaux commencent, et c’est une denrée rare, donc de luxe. Tout produit à base de sucre, confiseries et friandises sont donc réservés à une élite. Produit nouveau dit également engouement et mode : ceux qui peuvent se le permettre adorent voir des confiseries sur leur table. Il faut savoir que le dessert, tel que nous le connaissons aujourd’hui, est un mets purement aristocratique. Dans la gastronomie française, dont les lettres de noblesse commencent au XVIIe siècle, avec les banquets baroques, il est la conclusion raffinée d’un banquet contenant au moins 6 à 8 services. Les deux derniers étant consacrés aux desserts : le septième service est composé de fruits, laits parfumés sucrés, et biscuits. Le huitième service  est composé de confitures, pâtes de fruits, fruits confits, massepains, fruits en conserves, et produits candis de type meringues ou sucres parfumés. Perso, après le quatrième service, je roule sous la table. 8 services, c’est pas possible, faut vomir entre chaque, ou alors manger une bouchée de chaque plat.

La nature morte de confiseries apparaît vers 1600 environ. Et là, ça se corse : au début, le sucre est assimilé au miel, qui avait la même fonction, et le miel, c’est très bon spirituellement parlant. Les peintures ont, selon la tradition du Moyen-Age toujours en vogue ensuite, trois sens, dont des sens religieux. Donc, le sucre = miel = douceur spirituelle = y a pas de mal à se faire du bien = on représente les confiseries. Oui, ce serait trop simple. Sauf que, ça va pas durer. On va découvrir ensuite la teneur toxique du sucre, pour les rondeurs, le corps en général, les dents, l’humeur, etc… (lire Rousseau à propos de ça). On découvre qu’on peut devenir addict au sucre. Et donc, certaines natures mortes, tout comme les vanités, vont commencer à dénoncer cette mode du sucre, récurrente chez les aristos ou grands bourgeois. Vous pensiez être nés en pleine société de consommation ? Trop tard, le XVIIe siècle l’a déjà inventée. On sait aujourd’hui que l’Homme, dés sa naissance, court après le sucre, il adore ça et ne cesse d’y retourner, même inconsciemment (si vous détestez le sucre et que vous ne supportez pas la vue des friandises, attention, vous pourriez être dans le déni de l’enfance, et c’est un gros complexe qu’il faut gérer, ne m’envoyez pas les notes de votre psy, je n’y suis pour rien, c’est papa Freud qui l’a dit !). Il faut savoir aussi qu’on a assimilé petit à petit abondance de nourriture terrestre avec les plaisirs de la chair…

Le « bonbon » est régressif à souhait. Le sucre, c’est le plaisir à l’état pur, et en plus, c’est pas indispensable pour vivre, ce qui accentue ce plaisir. L’éducation va se charger de ça. Vous vous souvenez de la Comtesse de Ségur et de comment la gourmandise du sucre est sévèrement réprimée par l’auteur ? On est en plein dedans ! Comprenant que le sucre est un plaisir, l’éducation va en faire une récompense, avec une forme de réglementation enfant-bonbon. La notion d’interdit va doucement s’imposer : l’élan gourmand va être contraint, dénaturé, par une vision moralisatrice et puritaine. Cependant, cette diabolisation de la gourmandise sucrée va fatalement entraîner, dans l’esprit des enfants, une sur-valorisation du sucre, une sublimation du plaisir que les bonbons procurent. Et bim ! Voilà pourquoi, des générations après, le bonbon est d’abord symbole d’enfance, et surtout symbole de réconfort. Allié au fait que le sucre est un puissant anti-dépresseur, et vous comprenez pourquoi, quand un truc ne va pas, on se précipite sur les fraises Tagada, ou le pot de Nutella, ou le pot de glace, ou la tablette Côte d’Or (ça c’est moi). Bon, aujourd’hui, la gourmandises sucrée n’est plus vu comme une faute, elle est même drôlement encouragée par la pub et la société de consommation. Et donc, on assiste à une gros retour des visions alimentaires sucrées dans l’art, visions qui sont à 90% dénonciatrices de la société de consommation.

Voilà, un ptit résumé. Il y aurait une montagne de choses à dire sur le thème, mais je ne m’étends pas plus parce que cela constitue l’un de mes thèmes pour mon master 2, donc, pas tout d’un coup ! Et maintenant, si vous êtes toujours là après ce long pavé, petit tour artistique :

Natures mortes de confiseries et vanités anciennes

XVIIe siècle

1630-35

Abraham Mignon

Albert Samuel Anker 1896

Georg Flegel

Clara Peeters 1608

Georg Flegel vin et sucreries 1690

Georg Flegel desserts

Georg Flegel Nature morte avec pain et sucreries 1630

Osias Beert

Osias Beert

Osias Beert

Natures mortes et vanités contemporaines

Bernard Salunga

Cheech Sanchez

Damien Hirst

Dave Lebow

Elisa Anfuso

Eric A Ton

Erika Yamashiro

Lee Price

MabTO

Mark Ryden

Mark Scheider

Laurent Meynier

Scott Hove

Vanessa Wong

Sucreries et gourmandises dans l’art contemporain

Anne Barlow

Boo Ritson

Hubert de Lartigue

Cesar Santander

Christian Carlini

Cynthia Poole

Daniel Sannwald

Doug Bloodworth

Carl Warner

tanya schultz

ian bodnaryk

luigi benedicenti

nicola freeman

pamela michelle johnson

robert townsend

sarah e wain

sarah graham

Will Cotton

PS : Le terme « friandise » ne désigne pas à la base, un objet sucré, mais le goût des mets délicats. Etre « friand », c’est être gastronome en fait, c’est apprécier la nourriture fine, et sans excés. Ce terme est le contraire de la gloutonnerie, la goinfrerie, et de la gourmandise, qui induit à la base la notion de voracité. Ces trois mots sont le Mal, et la friandise, c’est le Bien (les majuscules sont là à dessein, tout ça, c’est très religieux). Si la friandise est un peu réprouvée par la morale, en revanche, elle ne constitue pas un affront ou une menace (carrément), car les « friands » ne vivent pas pour manger, contrairement aux « gourmands » ou aux « goinfres ». Donc, on peut représenter les mets délicats de la friandise, sans tomber dans le péché. La friandise devient le met lui-même vers le XVIe siècle, et ensuite, il devient l’aliment général, sucré de préférence.

Bonne soirée mes licornes !

Fashion Editorial spécial Gourmandises !

Pour continuer la semaine spécial gourmandises, voici un fashion editorial qui vient d’Asie… Je cherchais un édito mode qui ne soit pas, pour une fois, trop girly, trop pastel, trop Marie-Antoinette, trop « cucul la praline » (ouais, ok, elle était facile…)… Et là, je sui servie ! C’est bizarre, plein de couleurs flashy, trés overdosé ». En bref, j’adore. Et si tous les clowns étaient comme ça, plus personne n’aurait peur d’eux. Quoique, il est un peu flippant quand même, on dirait les clowns d’Erwin Olaf (photographe génial, dont je rêve de me payer un tirage…).

Rachel Rutt and Seon by Shxpir Huang for Harper’s Bazaar China, april 2013

Belle journée mes licornes !

Happy Week ! (spécial Gourmandise)

Bon, j’avoue : je n’aime pas les bonbons, à manger. Trop de chimie pour moi. Par contre, les gâteaux, oui, archi oui (pendant que mes cuisses crient non, archi non). Bref. La gourmandise, qui est un joli défaut quand elle ne devient pas obsessionnelle, m’intéresse énormément, et c’est d’ailleurs l’une des parties de mon futur mémoire de master 2, notamment le rapport entre Vanités (en tant que sujet artistique), le Baroque, et les représentations de sucreries et de victuailles de toutes sortes. Je vous en dirai plus long jeudi, en attendant, voici le « happy week », spécial gourmandise, donc.

Fashion

Beauty

Vintage Fashion

Home decor

Jewels

Seventies

DIY

Des coussins gâteaux !

Flatlay

Food

Art

Tanya Schultz et ses sculptures en sucre

Belle journée mes licornes !

Happy Week ! (spécial Extravagant Shoes)

On aime toutes les chaussures (à priori, mais il existe des exceptions). Et je ne déroge pas à cette règle : j’adore les chaussures, surtout lorsqu’elles sont extravagantes. Si vous avez une tenue basique mais des accessoires chocs, vous vous en sortirez toujours, c’est un peu ma devise mode. Du coup, voici une semaine spéciale « extravagant shoes ».

We like all the shoes (but there are exceptions). And I do not break this rule : I adore shoes, especially when they are extravagant. If you have a basic look but accessories shocks or funny, that’s right, it’s a little bit my currency mode. As a result, here is a special week « extravagant shoes ».

Fashion

Flatlay

Beauty

DIY

Jewels

Home-decor

Seventies

Ancient Fashion

Venise, 1580 – 1620

Food

Chocolate shoes !

Art

Costa Magarakis

Belle journée !