Mon travail d’artiste

Je suis étudiante, en reprise d’étude plus exactement, comme vous le savez maintenant. Et je suis aussi artiste, depuis un ptit moment déjà. Mon travail se situe plutôt dans l’art contemporain de type pop-surréalisme ou lowbrow art. Je travaille sur l’image de la jeune fille, la mise en scène, la notion de spectacle, le kitsch, la pop-culture, et la mort. Oui oui, tout ça. Je ne peux pas être plus précise pour l’instant, car je dois rédiger mon mémoire de master 2 l’année prochaine, et ensuite je compte préparer un doctorat (oui, je suis une vraie intello, et j’ai même des lunettes ! ^^), donc, je préfère rester évasive, malheureusement j’ai déjà expérimenté le « copiage » d’idées depuis un bout de temps… Mais comme je voulais partager avec vous mon quotidien d’artiste, voici des croquis, ainsi que les trois dessins présentés lors de ma soutenance d’écrit académique du master 1. Vous remarquerez l’importance du baroque, de l’art nouveau…

Sketchbook

Eros et Thanatos 1

Eros et Thanatos II

Ophelia

(merci de ne pas utiliser ces photos sans mon autorisation, et j’ai ajouté mon nom d’artiste sur les trois oeuvres, c’est pas trés joli, mais bon, c’est juste une précaution)

Belle journée mes licornes !

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Saturday Home Tour : « Ophelia », Hong-Kong

Si je vous dis grand, costaud, tatoué, avec une tête de repris de justice et de sale gosse qu’on a bien envie de remettre dans le droit chemin parce qu’il est top sexy, vous répondez quoi ? Bon ok, vous allez sans doute dire Thomas Hardy, et je vous comprendrai très bien (aaaah, la série Taboo, que j’ai adoré, mais bref, c’est pas le sujet). Mais en fait non. La réponse est : Ashley Sutton. Qui ça ? Oui, certes il est moins connu. Sauf dans le milieu des designers. C’est un décorateur. Pardon, non, c’est plus que ça : c’est un magicien. Il est capable de transformer n’importe quel lieu en merveille, une sorte de croisement entre Alice au Pays des Merveilles, Steampunk et prohibition des années 20. Ashley Sutton aime les objets étranges et les collections, les cabinets de curiosités, les machines, l’industrie, les rouages et les engrenages. Forcément, ce mec allait me plaire ! Quand j’ai découvert son travail, je me suis dit « whaow, ce mec a tout compris, c’est un formidable scénographe qui vous transporte dans un autre monde. » J’attends avec impatience le jour où il concevra un décor de cinéma !

Pour rester donc dans le thème de cette « Ophélie », voici donc le bar Ophelia de Hong-Kong, une merveille, inspiré des préraphaélites et du mythe d’Ophélie. Vous êtes obligé d’y passer si vous allez là-bas !

If I tell you big, sturdy, tattooed, with a head of ex-convict and little brat whom we want to put back in the straight because he is top sexy, you answer what ? Well OK, you doubtless go to say Thomas Hardy, and I shall understand you very well (aaaah, the series Taboo, whom I adored, but it’s not the subject). But in fact not. The answer is : Ashley Sutton. Who that ? Yes, certainly he’s less known. Safe in the environment of the designers. He is a decorator. Forgiveness, no, he’s more than that: he’s a magician. He’s capable of transforming any place into marvel, a kind of crossing between Alice in Wonderland, Steampunk and prohibition on the 20s. Ashley Sutton likes the strange objects and the collections, the cabinet of curiosities, the machines, the industry, the cogs and the gearings. Necessarily, this guy was going to please me ! When I discovered his work, I said to myself « whaow, this guy understood everything, it is the great scenographer who transports you in another world. » I look forward when he will design a film set !

Thus to stay in the theme of « Ophélie », thus here is the bar Ophelia in Hong-Kong, a marvel, inspired by the Pre-Raphaelites and by Ophélie’s myth. You are obliged to pass there if you go over there!

Le site internet d’Ashley Sutton

Belle journée !

Le mythe d’Ophélie, la « Belle Mort » par essence

(only in french, sorry)

Imaginez. Nous sommes au XIXe siècle. La Monarchie de Juillet puis le Troisième Empire vont battre à plein régime (régime, ancien régime, ahahahahaha, je suis trop drôle…Hum. Bref). Une nouvelle mode s’annonce : le néo-gothique. On re-découvre le Moyen-Age, Holbein, les Danses Macabres (oui parce que le néo-gothique c’est forcément du Moyen-Age, et pour l’époque, le Moyen-Age c’est forcément gothique)… Le thème de la Jeune Fille et la Mort s’insinue (encore !) doucement dans les arts plastiques. C’est l’époque de la « Belle Mort ». C’est-à-dire que le phénomène de thanatomorphose (décomposition) est totalement niée et évacuée par toutes sortes de procédés, notamment l’embaumement. On veut être toujours beau et présentable, même dans la mort, et l’on en fait un véritable spectacle de bienséance et de convenable. Oui, parce que le XIXe siècle raffole de ce qui est « convenable ». La mort n’est jamais montrée dans sa véritable essence, exception faite des représentations de massacres liés à la mythologie ou à la religion. Mais dans ces cas-là, la représentation est justifiée par l’éloignement et l’exotisme de ces scènes, ça fait partie du voyage, et puis c’est tellement loin qu’on y croit même pas (je caricature un brin, mais l’idée, c’est vraiment ça). La pourriture du corps ne sera donc jamais montré. A peine les corps morts seront-ils bleutés ou verdâtres. Exit les fluides et autres vermines désagréables. On fait une exception de Géricault, considéré comme un véritable dégénéré de la peinture (qui fait pourtant exactement la même chose que Michel-Ange et de Vinci en allant étudier les cadavres de la Morgue). La Morgue justement. Au XIXe siècle, c’est un lieu de promenade, même si elle sera fermée au public dans ce même siècle. On y va pour se promener, avoir un peu de frisson gratuit, et examiner avec attention les cadavres exposés. Oui, les cadavres dont on n’a pas l’identité sont exposés, avec un mini système d’arrosage pour les garder frais. On entoure les enfants de fleurs, et tout ce petit monde a l’air endormi. Romantique et morbide à souhait. C’est à cette époque que surgit l’affaire de l’inconnue de la Seine : une magnifique jeune fille, à peine abîmée par la noyade, est repêchée dans le fleuve, et son visage est tellement beau qu’on en a fait un masque mortuaire, mais son identité reste toujours inconnue (c’était vers 1880).

L’eau, métaphore de la vie et de la mort, la jeune fille, la beauté et la mort (et l’infantilisation de la jeune femme, aussi, super tendance à l’époque). A l’époque du néo-gothique et du romantisme, on re-découvre Shakespeare, et on s’étourdit de Hamlet, décor principal de la tragédie d’Ophélie. La jeune femme est l’amante d’Hamlet, et lorsqu’elle apprend que celui-ci a tué son père, elle sombre dans la folie et finit par se suicider par noyade. Le sujet ne pouvait que plaire à l’époque, et Ophélie a influencé des dizaines d’artistes, dont le plus célèbre est bien sûr John Everett Millais, l’un des préraphaélites. Son tableau a tellement marqué les esprits que même encore aujourd’hui, les représentations d’Ophélie sont directement inspirée par lui. So, je vous ai fais une compilation de représentations d’Ophélie, anciennes et contemporaines.

Si la symbolique d’Ophélie vous intéresse, lisez Gaston Bachelard, et d’autres textes sont disponibles sur le net, sur le cairn notamment, et sur l’histoire en images. Vous pardonnerez mes raccourcis, mais le sujet est complexe, j’ai fait au mieux.

Delacroix, Ophélie, 1844, Louvre

Millais, Ophélie, 1851, Tate Britain à Londres

Cabanel, La mort d’Ophélie, 1883, coll. part.

P. Delaroche, La jeune martyre, 1853, Louvre

Bouveret, Ophelia

Hugues, Ophelia, 1863

Gaston Bussière, fin XIXe, Ophélie

Anna Lea Merritt, Ophelia, 1880

Paul Steck, Ophelia, 1895

Lucien Levy-Durmer, Ophélie, 1900

Ewerbeck, Ophelia, 1900

Waterhouse, Ophelia, 1905

Odilon Redon, Ophélie au milieu des fleurs

Inconnu ?

Agnieszka Lorek

Dorota Gorecka

Ekaterina Belinskaya

Elle Moss

Ellen Von Unwerth

FFO

Italia Ruotolo

Karolina Ryvolova

Kirsty Mitchell

Lioba Brückner

Mihara Yasuhiro

Monia Merlo

Nina Masic

Paulina Siwiec

Signe Vilstrup

Slevin Aaron

Sofia Sanchez et Mauro Mongiello

Voodica

Belle journée !

Fashion Editorial : Tim Walker (special Dark Blue)

Je suis une fan inconditionnelle de Tim Walker, l’un des meilleurs photographes de mode contemporains. C’est toujours très féérique, avec une once d’histoire, des robes magnifiques, des mannequins sublimes, des décors somptueux, et des mises en scène époustouflantes. Cette série fait partie de mes préférées, à cause de l’ambiance… J’y retrouve la Casati, les années 20, la décadence de Berlin, les romans gothiques anglais… In love !

I am fan of Tim Walker, one of the best contemporary fashion photographers. It’s always very magic, with one ounce of history, magnificent dresses, sublime models, luxurious decorations, and astonishing directions. This series is a part of my preferred, because of the atmosphere… I find the Marchesa Casati, the 20s, the decadence of Berlin, the English Gothic novels there… In love !

Tim Walkers, « Rebel Riders », for Vogue Italia, december 2015

Belle journée !

Fragmenta : Home and Books

Un autre « fragmenta » (le précédent, c’est par ici), avec de nouveaux livres (vive les brocantes ! ), et quelques détails de « my home sweet home », qui s’est embelli de quelques petites choses (encore une fois, vive les brocantes !)…

Another « fragmenta » (the first is here), with new books (attic sales forever), and some details from « my home sweet home », with some new little things (attic sales FOREVER)…

New books (et autres trouvailles)

Il est rare de trouver du D’Annunzio sur un vide-grenier. MAIS rien n’est impossible : la preuve, cette édition des années 30 de « L’Enfant de Volupté ». Parfaitement assorti à mes nouvelles beautés : des escarpins de chez Ernest (oui, le chausseur de Pigalle), que j’ai payé…3 euros. Tout arrive. Le collier a été réalisé par mes ptites mains. Le journal ancien qui se trouve en dessous date du début du XXe siècle, c’est un exemplaire de La Vie Heureuse, ouvert sur un article signé par Robert de Montesquiou, qui décrit la vie de La Castiglione…

Là, c’est un peu plus atypique : j’adore la cuisine indienne, c’est vraiment ma préférée, du coup, j’ai trouvé un super livre de cuisine, assorti à Babylone (oui, c’est pas dans le même coin je sais, mais je les rapproche à cause de l’exotisme qui s’en dégage).

Home (et autres trouvailles)

De nouvelles fleurs artificielles (j’en mets partout), qui s’accorde très bien avec les tons ivoire, beige, crème et vert de mon salon.

Celui-là, j’ai sauté dessus dés que je l’ai vu ! Un vase Art Nouveau, sans doute une copie, qui doit vraisemblablement dater des 70s. Pile poil sur la cheminée du salon !

Elles trônent depuis des années dans ma chambre : une paire de bottines à bouton XIXe siècle, une paire de bottines à lacets début XXe siècle, et leur copie qui vient de chez André, d’il y a trèèèèèèès longtemps (elles datent des mes années beaux-arts, et je ne peux plus les mettre, car la semelle du dessous a craqué, je les ai trop portées, mais je les garde quand même !)

On n’a jamais assez de colliers (ci-dessus, environ la moitié de ce que j’ai).

Composition en doré et beige.

Serge Lutens forever…

Une boîte en laque japonaise, avec une très jolie plume dorée. Très Biba, elle va rejoindre la salle de bains et j’y mettrai mon make-up.

Les orchidées se marient toujours très bien avec du Saint-Laurent.

Des lys roses, parfaits pour ma chambre…

Chez moi, les seins sont sous verre…

Une femme vendait ses boîtes à chaussures de luxe, je lui en pris deux, Saint-Laurent, bien sûr (plus une petite boîte à ceinture), et ci-dessous, un chausseur vénitien. La boîte est une splendeur, alors j’imagine les chaussures…

Un bracelet superbe, offert par ma maman, sur un vieux Pierre Loüys que je n’avais pas, Psyché.

Belle journée !

Fashion Editorial: Bella x Chloé by Moss and Meadows, witch, boho and rock’n’roll…

Vous avez aimé mon happy week spécial rose ? Tant mieux car voici un fashion editorial dans les tons de rose. Et tant pis si vous n’avez pas aimé, car je suis sûr que vous allez adoré cet edito ! Pour ne pas tomber dans la mièvrerie complète, c’est-à-dire un monde où Jane Mansfield gambaderai sur une licorne rose et dorée au milieu de nuages de barbe à papa et de nuées de paillettes dorées avec comme toile de fond sa terrasse rose bonbon et sa piscine bleu miami, j’ai choisi un rose un peu sale, un peu rock’n’roll. Si vous connaissez bien le milieu boho de Los Angeles, vous connaissez sûrement Asher Moss (photographe) et Melodi Meadows (modèle, styliste et artiste, une vraie muse). Si non, eh bien, ça tombe bien, vous allez découvrir ! Leur univers est très marqué boho rock’n’roll, avec un soupçon de sorcière contemporaine pour Melodi. Des photos au grain un peu vieilli, avec des couleurs étonnantes, des modèles underground et une vraie atmosphère… Quand à la marque Bella & Chloé, elle est difficile à trouver sur le net. Quand vous tapez Bella & Chloé, vous tombez sur des babys fashionistas de 4 ans (ça fait peur, je vous jure !). Donc, je vous précise : La marque c’est Bella & Chloé mais le site internet est au nom de brethren + sistren, et c’est de la bijouterie, ultra boho, j’aime tout !

You liked my pink special happy week ? I hope yes because here were a fashion editorial in the tones of pink. And too bad if you did not like, because I am sure that you go adored this Editorial ! Not to fall in the complete preciousness, that’s a world where Jane Mansfield shall cavort on a unicorn pink and gold in the middle of clouds of cotton candy and thick clouds of glitter gilded with as backdrop its candy pink terrace and its swimming pool blue Miami, I chose a little bit dirty pink, little rock ‘n’ roll. If you know well the boho middle of Los Angeles, you know certainly Asher Moss (photographer) and Melodi Meadows (model, stylist and artist, the real muse). If not, well, that falls well, you go to discover ! Their universe is very marked boho rock ‘n’ roll, with a suspicion of contemporary witch for Melodi. Photos in the a little aged grain, with surprising colors, models underground and the real atmosphere… When in the brand Bella and Chloé, her is difficult to find on the net. When you type Bella and Chloé, you fall on babys fashionistas of 4 years (that frightens, I swear you ! ). Thus, I specify you: the brand is Bella and Chloé but the web site is in the name of brethren + sistren, and it’s jeweler’s store, ultra boho, I like everything!

On the web :

Asher Moss / Instagram

Melodi Meadows / Instagram

Leur site commun Moss and Meadows

Bella & Chloé

Belle journée !

Saturday Home Tour : Athelhampton, Tudor House

Reconnaissez-vous cette maison ? Non ???? Mais si, vous l’avez sûrement déjà vu dans des séries anglaises, ou même des films (voire pas anglais)… Il s’agit de la célèbre Athelhampton House, une véritable merveille Tudor, dans le Dorset, en Angleterre. On peut la visiter bien sûr, et c’est un vrai musée, la déco est juste superbe, et les couleurs somptueuses. Fermez les yeux et imaginez que vous vous appelez Elizabeth (ou Henri pour les messieurs. Ou bien les deux. Enfin, c’est comme vous voulez)…

Do you recognize this house ? No ? But yes, you certainly already saw it in English series, or even movies (even not English) … It’s famous Athelhampton House, real marvel Tudor, in Dorset, England. We can visit it of course, and it’s a real museum, the decoration is just haughtiness, and the luxurious colors. Close your eyes and imagine that you are called Elizabeth (or Henry for the gentlemen. Either both. Finally, it’s as you want) …

Belle journée !