Saturday Home Tour : « Ophelia », Hong-Kong

Si je vous dis grand, costaud, tatoué, avec une tête de repris de justice et de sale gosse qu’on a bien envie de remettre dans le droit chemin parce qu’il est top sexy, vous répondez quoi ? Bon ok, vous allez sans doute dire Thomas Hardy, et je vous comprendrai très bien (aaaah, la série Taboo, que j’ai adoré, mais bref, c’est pas le sujet). Mais en fait non. La réponse est : Ashley Sutton. Qui ça ? Oui, certes il est moins connu. Sauf dans le milieu des designers. C’est un décorateur. Pardon, non, c’est plus que ça : c’est un magicien. Il est capable de transformer n’importe quel lieu en merveille, une sorte de croisement entre Alice au Pays des Merveilles, Steampunk et prohibition des années 20. Ashley Sutton aime les objets étranges et les collections, les cabinets de curiosités, les machines, l’industrie, les rouages et les engrenages. Forcément, ce mec allait me plaire ! Quand j’ai découvert son travail, je me suis dit « whaow, ce mec a tout compris, c’est un formidable scénographe qui vous transporte dans un autre monde. » J’attends avec impatience le jour où il concevra un décor de cinéma !

Pour rester donc dans le thème de cette « Ophélie », voici donc le bar Ophelia de Hong-Kong, une merveille, inspiré des préraphaélites et du mythe d’Ophélie. Vous êtes obligé d’y passer si vous allez là-bas !

If I tell you big, sturdy, tattooed, with a head of ex-convict and little brat whom we want to put back in the straight because he is top sexy, you answer what ? Well OK, you doubtless go to say Thomas Hardy, and I shall understand you very well (aaaah, the series Taboo, whom I adored, but it’s not the subject). But in fact not. The answer is : Ashley Sutton. Who that ? Yes, certainly he’s less known. Safe in the environment of the designers. He is a decorator. Forgiveness, no, he’s more than that: he’s a magician. He’s capable of transforming any place into marvel, a kind of crossing between Alice in Wonderland, Steampunk and prohibition on the 20s. Ashley Sutton likes the strange objects and the collections, the cabinet of curiosities, the machines, the industry, the cogs and the gearings. Necessarily, this guy was going to please me ! When I discovered his work, I said to myself « whaow, this guy understood everything, it is the great scenographer who transports you in another world. » I look forward when he will design a film set !

Thus to stay in the theme of « Ophélie », thus here is the bar Ophelia in Hong-Kong, a marvel, inspired by the Pre-Raphaelites and by Ophélie’s myth. You are obliged to pass there if you go over there!

Le site internet d’Ashley Sutton

Belle journée !

Saturday Home Tour : Abigail Ahern

Connaissez-vous Abigail Ahern ? Si vous êtes fan de déco cool, boho et insolite, je pense que oui, et si non, bonne découverte ! Abigail est l’une des décoratrices et designers les plus en vues de Londres. Elle a une prédilection pour les atmosphères feutrées, avec des couleurs sourdes, et beaucoup de plantes. C’est pourquoi sa maison et ses « décors » rentrent parfaitement dans le cadre de cette semaine spéciale « dark blue » du blog !

Je suis tombée amoureuse des décors d’Abigail, et c’est simple : mon prochain « home sweet home » aura des choix colorés assez radicaux. J’adore les couleurs sourdes sur les murs (ou même juste sur un pan de mur, pour ajouter de la profondeur à la pièce), du style bordeaux, lie-de-vin, prune, aubergine, bleu foncé…Cela donne un côté chaleureux, intime et fait ressortir les couleurs choisies. Mon salon est plutôt dans les verts, crèmes, cafés et dorés, donc, un beau vert olive ou un cappucino serait parfait !

Le site d’Abigail

Le blog d’Abigail

L’instagram d ‘Abigail, riche en inspirations

Et son Pinterest

Et le Facebook

Do you know Abigail Ahern? If you’re a fan of cool decoration, boho and unusual, I think so, and if not, good discovery ! Abigail is one of the decorators and the foremost designers of London. She has a preference for the felted atmospheres, with deaf colors, and many plants. That is why his house and its « decorations » return perfectly within the framework of this special week « dark blue » of the blog!

I fell in love with Abigail’s decorations, and it’s simple: my next « home sweet home » will have rather radical colored choices. I adore deaf colors on walls (or even just on a section of wall, to add of the depth to the room), of the style Bordeaux, dregs – soothsayer, plum, eggplant, dark blue … It gives a warm, intimate and highlighted side the chosen colors. My lounge is rather in greens, creams, coffees and gold, thus, a beautiful olive green or a cappuccino would be perfect !

Et les trois livres d’Abigail :

Belle journée !

Fashion Editorial : Tim Walker (special Dark Blue)

Je suis une fan inconditionnelle de Tim Walker, l’un des meilleurs photographes de mode contemporains. C’est toujours très féérique, avec une once d’histoire, des robes magnifiques, des mannequins sublimes, des décors somptueux, et des mises en scène époustouflantes. Cette série fait partie de mes préférées, à cause de l’ambiance… J’y retrouve la Casati, les années 20, la décadence de Berlin, les romans gothiques anglais… In love !

I am fan of Tim Walker, one of the best contemporary fashion photographers. It’s always very magic, with one ounce of history, magnificent dresses, sublime models, luxurious decorations, and astonishing directions. This series is a part of my preferred, because of the atmosphere… I find the Marchesa Casati, the 20s, the decadence of Berlin, the English Gothic novels there… In love !

Tim Walkers, « Rebel Riders », for Vogue Italia, december 2015

Belle journée !

Fragmenta : Home and Books

Un autre « fragmenta » (le précédent, c’est par ici), avec de nouveaux livres (vive les brocantes ! ), et quelques détails de « my home sweet home », qui s’est embelli de quelques petites choses (encore une fois, vive les brocantes !)…

Another « fragmenta » (the first is here), with new books (attic sales forever), and some details from « my home sweet home », with some new little things (attic sales FOREVER)…

New books (et autres trouvailles)

Il est rare de trouver du D’Annunzio sur un vide-grenier. MAIS rien n’est impossible : la preuve, cette édition des années 30 de « L’Enfant de Volupté ». Parfaitement assorti à mes nouvelles beautés : des escarpins de chez Ernest (oui, le chausseur de Pigalle), que j’ai payé…3 euros. Tout arrive. Le collier a été réalisé par mes ptites mains. Le journal ancien qui se trouve en dessous date du début du XXe siècle, c’est un exemplaire de La Vie Heureuse, ouvert sur un article signé par Robert de Montesquiou, qui décrit la vie de La Castiglione…

Là, c’est un peu plus atypique : j’adore la cuisine indienne, c’est vraiment ma préférée, du coup, j’ai trouvé un super livre de cuisine, assorti à Babylone (oui, c’est pas dans le même coin je sais, mais je les rapproche à cause de l’exotisme qui s’en dégage).

Home (et autres trouvailles)

De nouvelles fleurs artificielles (j’en mets partout), qui s’accorde très bien avec les tons ivoire, beige, crème et vert de mon salon.

Celui-là, j’ai sauté dessus dés que je l’ai vu ! Un vase Art Nouveau, sans doute une copie, qui doit vraisemblablement dater des 70s. Pile poil sur la cheminée du salon !

Elles trônent depuis des années dans ma chambre : une paire de bottines à bouton XIXe siècle, une paire de bottines à lacets début XXe siècle, et leur copie qui vient de chez André, d’il y a trèèèèèèès longtemps (elles datent des mes années beaux-arts, et je ne peux plus les mettre, car la semelle du dessous a craqué, je les ai trop portées, mais je les garde quand même !)

On n’a jamais assez de colliers (ci-dessus, environ la moitié de ce que j’ai).

Composition en doré et beige.

Serge Lutens forever…

Une boîte en laque japonaise, avec une très jolie plume dorée. Très Biba, elle va rejoindre la salle de bains et j’y mettrai mon make-up.

Les orchidées se marient toujours très bien avec du Saint-Laurent.

Des lys roses, parfaits pour ma chambre…

Chez moi, les seins sont sous verre…

Une femme vendait ses boîtes à chaussures de luxe, je lui en pris deux, Saint-Laurent, bien sûr (plus une petite boîte à ceinture), et ci-dessous, un chausseur vénitien. La boîte est une splendeur, alors j’imagine les chaussures…

Un bracelet superbe, offert par ma maman, sur un vieux Pierre Loüys que je n’avais pas, Psyché.

Belle journée !

Wishlist d’avril : Vera Wang, le nouveau romantisme

Connaissez-vous le site de vente en ligne Farftech ? Si la réponse est non, je vous conseille d’aller y jeter un oeil, voire même les deux… En fait, je me suis intéressée à Farftech à cause d’un ancien post de Miss Pandora (Louise, que l’on ne présente plus), elle en parlait à propos de la catégorie « vintage », que le site a créé… Et donc, me voilà sur Farftech. Et la catégorie « vintage » fait VRAIMENT rêver en fait : Yves Saint Laurent, Lacroix, Gautier, whaou ! J’étais une vraie gamine, retombée en enfance quand je farfouillais dans les placards de ma mère (qui regorgeaient de merveilles 70s) ! Bon, c’est encore trop cher pour moi (faut dire que je viens de trouver de pures merveilles dans une vente caritative, où j’ai payé 3 euros la paire de shoes et 10 euros la veste vintage de grande marque, alors forcément, si ça passe la barre des 50 euros, c’est trop cher pour moi). Après la catégorie « vintage », je me suis penchée sur le reste des collections proposées par Farftech, et là, Vera Wang. J’adore : dentelle, noir, blanc, jeux de manches, épaules dénudées à l’excès. Le Nouveau Romantisme, c’est Vera Wang. On y retrouve tous les codes des Romantiques de la Monarchie de Juillet (1830-1848), et je veux tout !

Do you know the site of on-line sale Farftech? If the answer is not, I recommend you to go … In fact, I was interested in Farftech because of a old post of Miss Pandora (Louise, whom we don’t present any more), she spoke about it about the « vintage » category, whom the site created… And thus, here I am on Farftech. And the « vintage » category really makes dream i: Yves Saint Laurent, Lacroix, Gautier, whaou ! I was real kid, lapsed into second childhood when I ferreted about in dressing of my mother (who abounded in marvels 70s) ! Well, it’s still too expensive for me (needs to say that I have just found pure marvels in a charitable sale, where I paid 3 euros the pair of shoes and 10 euros the vintage jacket of big brand, then necessarily, if that passes  50 euros, it’s too expensive for me). After the « vintage » category, I dealt with the rest of collections proposed by Farftech, and there, Vera Wang. I adore : lace, black, white, games of sleeves, shoulders stripped in excess. The New Romanticism, it’s Vera Wang. We find all the codes of the Romantic of the July Monarchy (on 1830-1848) there, and I want everything !

Belle journée !

Fashion Editorial : Neoteric Victorian Vestures, russian Vogue

J’adore l’époque victorienne. Faut dire que j’ai été biberonnée à Sherlock Holmes, ceci explique sans doute cela. J’adore ce mélange de sensualité extrême et de rigueur quasiment mortifère. Cette pudeur (oui, on est très très pudibonds à l’époque) qui cache une violence insoupçonnée… Il n’y a qu’à lire Oscar Wilde ou Bram Stoker, tout est dit ! Et je suis donc tombée sous le charme de ce shoot, un hommage néo-victorien très réussi dans un décor grandiose !

I adore the Victorian era. Needs to say that I lived with Sherlock Holmes, this doubtless explains it. I adore this mixture of extreme and rigorous sensualism almost mortiferous. This modesty (yes, we are very very prudish in this period) which hides an unsuspected violence… There is only to read Oscar Wilde or Bram Stoker, everything is said ! And I thus fell under the spell of this shoot, a very successful neo-victorian tribute in a grand decoration !

Neoteric Victorian Vestures, by Mariano Vivenco, for Russian Vogue, dec 2012

Belle journée !

Le Musée des Beaux-Arts de Rouen, partie 1

J’ai pu visiter le musée des Beaux-Arts de Rouen lors d’une petite pause dans mon master (qui me prend quasiment tout mon temps, tellement je m’y investi, oui, je suis un peu maso, mais ça me plaît). Et j’ai été très agréablement surprise d’y découvrir beaucoup de toiles que je connaissais déjà mais sans les avoir vu en vrai et sans savoir qu’elles appartiennent au Musée des Beaux-Arts de Rouen… Et donc, j’ai adoré, forcément ! Voici quelques extraits de ma visite, uniquement les peintures, pour le reste je ferais un autre post…

I was able to visit the museum of the Fine arts of Rouen during a small break in my Master’s degree (which takes me almost all my time, so much I me invested, yes, I am a little masochist, but that pleases me). And I was very pleasantly surprised discovering it many paintings which I already knew but without having seen and without knowing that they belong to the Museum of the Fine arts of Rouen… And thus, I adored, necessarily ! Here is some extracts of my visit, only paintings, for the rest I would make another post…

Le Baroque, corps, religiosité et curiosité

Adrien Sacquespée, Le Christ en croix, 1656

Anicet Charles Gabriel Lemonnie, St Charles Borromée communiant les pestiférés de Milan,1785 (genre, une pestiférée à demi-mourante, ça ressemble à ça ? Ahlalalala, le déni de la mort chez les Baroques…)

Domenico Piola, Anamorphose d’après Rubens, XVIIe siècle (Bluffant, vraiment…)

Gabriel Jacques de St Aubin, Portrait d’un artiste bossu, XVIIIe siècle

Jean-Baptiste Deshays, Saint André mis au tombeau, 1760

Le Caravage, Flagellation du Christ, 1607

Le Singe peintre, anonyme, XVIIIe siècle

Luca Giordano, Le bon samaritain, XVIIe siècle

Montalto, Apollon écorchant Marsyas, vers 1645

Philippe de Champaigne, Ecce homo, 1655

Pierre Mignard, Ecce homo, XVIIe siècle

Portrait de femme, France, XVIIe siècle (on dirait un visage d’homme… Comme quoi, le « no gender » ça date pas d’hier !)

Vanités, Natures Mortes et Trompe-l’oeil

Vanité, Hollande, vers 1630

Bachelier, Tête bizarde de daim (non, je n’ai pas fait de fautes, c’est écrit comme ça)

Boilly, Raisins blancs, XVIIe siècle / XVIIIe siècle

Gijsbrechts, Armoire en trompe-l’oei,l 1665

Vien le fils, Trompe-l’oeil avec un crucifix, 1819

Les Merveilleuses

Portrait de Rose Ducreux, fin XVIIIe siècle

La belle Zélie, Ingres, 1806

Les Romantiques

Attribué à Delacroix, Autoportrait, XIXe siècle

Claude Marie Dubufe, Mme Rampal, XIXe siècle

Joseph Désiré Court, La vénitienne masquée ou la loge, 1837 (vous avez remarqué qu’elle n’est pas masquée… Et je te mets du noeunoeud, des rubans et du rose partout…)

Joseph-Désiré Court, Portrait de la Marquise Chasseloup-Laubat, 1831 (avec des détails des bijoux, qui sont superbes !)

Les Pompiers

Amaury Duval, Baigneuse antique, XIXe siècle

Joseph-Désiré Court, Rigolette cherchant à se distraire pendant l’absence de Germain, 1844 (je crois que M. Court avait toujours le même modèle…)

Joseph-Désiré Court, Une glaneuse, 1841 (genre, les glaneuses sont habillées comme ça, et super pâles…. C’est bien un mec qui a peint ça tiens !)

Léon François Bénouville, Jeanne d’arc écoutant ses voix, XIXe siècle (franchement, de près son visage est celui d’une pin-up…Je vous jure)

Paul Delaroche, Jeanne d’arc malade, 1824

Evariste-Vital Luminais, Les énervés de Jumièges, XIXe siècle

Les Médiévistes

Isidore Patrois, Jeanne d’arc allant au supplice Rouen 1431, début XIXe siècle. (Détails, car ce tableau est immense, impossible de le photographier en un seul morceau!)

Duval-Le Camus, Macbeth et les sorcières, XIXe siècle

Jules-Joseph Lefèvre, Grisélidis (la prière), fin XIXe siècle (j’adore ce tableau, sorti des réserves grâce aux souhaits du public)

Les Mondains

Hagborg, Portrait d’une élégante, vers 1896

Ernest Duez, L’heure du bain au bord de la mer, 1894

Jacques-Emile Blanche, Jeune femme en blanc, vers 1886

Pierre Georges Jeanniot, Femme allongée sur un canapé lisant, vers 1900

Les Symbolistes

Paulus Bor, Figure allégorique, XVIIe siècle. Je l’ai mise dans les symbolistes même si ce n’est pas la même époque, tellement ce tableau est énigmatique : même les historiens d’art et les conservateurs n’ont pas trouvé d’explication à ce tableau, un vrai mystère !

Une salle entière consacrée à M. Auburtin, symboliste rouennais, qui avait visiblement un faible pour les jeunes nymphettes aux longs cheveux, les sirènes, et les satyres…

Henry Bellery Desfontaines pour des poèmes de Maurice de Guérin, 1901

Eugène Carrière, Femme nue allongée, début XXe siècle

Gustave Moreau, Diomède dévoré par ses chevaux, 1865

Géricault

Géricault, Etude anatomique

Géricault, Fragments anatomiques

Géricault, Tête de jeune homme mort

Alexandre Corréard, Géricault mourant, 1824

L’Exotisme Sanglant

Georges Clairin, Le massacre des Abencérages, 1874

Georges-Antoine Rochegrosse, Andromaque, 1883

Ma Favorite

Alfred Agache, Enigme, 1888

Belle soirée !