Changement de direction. Tournez à droite après le troisième palmier rose.

Bonjour mes ptites licornes !

Comme le titre l’indique et comme vous avez pu le constater visuellement, le blog change de cap, de nom, tout ça tout ça.

Voici donc le nouveau blog : http://mlleaartus.wordpress.com/

Ce nouveau blog sera consacré à l’art, au lifestyle, un peu de mode, des voyages, des expos, le tout décliné sur mes thèmes de prédilection, à savoir la baroque, l’étrange, les curiosités, le kitsch, le XIXe siècle, l’histoire de l’art et de la mode…

Il y aura aussi une nouvelle rubrique : « Neutral », dans laquelle vous pourrez retrouver des articles sur les thèmes du naturel, un peu hipster, un peu boho, bobo, dans le genre « lin-coton-couleurs simples-DIY-retour à la nature ». Là, c’est mon côté bio qui parlera !

Les premiers articles seront des redites de certains articles postés ici, histoire de planter le décor !

Sur ce, bonne journée mes ptites licornes !

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Happy Week (et interruption des programmes)

Je suis à la fois soulagée, euphorique et..Malade. J’ai passé ma soutenance de master 1, j’ai eu une bonne note, je suis impatiente de commencer le master 2. Et vous écrire aujourd’hui me fait souffrir. Au sens propre : tellement écrit, dessiné, colorisé pendant toute une année scolaire que mon bras droit demande grâce. J’ai ordre médical (c’est du sérieux) de laisser mon bras se reposer pendant au moins deux semaines, sous peine de médicaments sévères et de perte progressive de mon bras droit (je plaisante pas, c’est hyper sérieux). Donc : pas de dessin, pas de peinture, pas d’écriture, pas d’ordinateur excessif. Je vais faire ma larve quoi. Je vais en profiter pour voir tous les films et docs que j’ai pas pu voir cette année. Je vais aller faire les expos (expo Pierre et Gilles au Havre, youpiiiiiiiiiiiiii). Je vais en profiter pour faire le point sur le blog, ce que je veux vraiment y mettre. Je pense qu’il reprendra le nom de mon ancien ancien ancien blog, d’il y a longtemps. Que j’y parlerai plus de mes sujets de prédilection : art, baroque, XIXe siècle et kitsch. Voilà voilà. C’est peut-être le dernier happy week, profitez-en !

Belle journée mes ptites licornes !

Fashion Editorial spécial Gourmandises !

Pour continuer la semaine spécial gourmandises, voici un fashion editorial qui vient d’Asie… Je cherchais un édito mode qui ne soit pas, pour une fois, trop girly, trop pastel, trop Marie-Antoinette, trop « cucul la praline » (ouais, ok, elle était facile…)… Et là, je sui servie ! C’est bizarre, plein de couleurs flashy, trés overdosé ». En bref, j’adore. Et si tous les clowns étaient comme ça, plus personne n’aurait peur d’eux. Quoique, il est un peu flippant quand même, on dirait les clowns d’Erwin Olaf (photographe génial, dont je rêve de me payer un tirage…).

Rachel Rutt and Seon by Shxpir Huang for Harper’s Bazaar China, april 2013

Belle journée mes licornes !

Happy Week ! (spécial Gourmandise)

Bon, j’avoue : je n’aime pas les bonbons, à manger. Trop de chimie pour moi. Par contre, les gâteaux, oui, archi oui (pendant que mes cuisses crient non, archi non). Bref. La gourmandise, qui est un joli défaut quand elle ne devient pas obsessionnelle, m’intéresse énormément, et c’est d’ailleurs l’une des parties de mon futur mémoire de master 2, notamment le rapport entre Vanités (en tant que sujet artistique), le Baroque, et les représentations de sucreries et de victuailles de toutes sortes. Je vous en dirai plus long jeudi, en attendant, voici le « happy week », spécial gourmandise, donc.

Fashion

Beauty

Vintage Fashion

Home decor

Jewels

Seventies

DIY

Des coussins gâteaux !

Flatlay

Food

Art

Tanya Schultz et ses sculptures en sucre

Belle journée mes licornes !

Fashion Editorial : Los Angeles, Marilyn et les Prada shoes…

Si vous êtes fan de chaussures, vous vous souviendrez sûrement de ces fabuleuses Prada en forme de cadillac, paire dont je rêve toujours (ok, j’exagère un brin, superficialité bonjour !)… Ce shoot de Jamie Nelson rend hommage au Los Angeles des années 50, à Marilyn Monroe et aussi à ces chaussures…

If you are a fan of shoes, you will remember certainly these fabulous Prada shoes in the shape of cadillac, shoes about which I always dream (OK, I exaggerate, superficiality hello!) … This Jamie Nelson’s shot pays tribute to the Los Angeles of the 50s, to Marilyn Monroe and also to these shoes …

Fashion Editorial by Jamie Nelson, for Madame Germany, February 2012

Belle journée !

Fashion Editorial : Tim Walker for Mulberry

J’adore voir des sucreries géantes (c’est comme la partie du parc Disney japonais dédié à la Petite Sirène, c’est un rêve !). Autant je suis pas fan des choses trop sucrées à manger, autant je trouve ça hyper fun d’avoir des donuts et sucre-gorges énormes dans son jardin (le complexe de la maison en pain d’épices ?). Il existe des tas de choses hyper-funs en sucreries (fausses) : des sacs, des bijoux, des chaussures, des bouées gonflables… Et j’adore ça, je trouve ça hyper cool !

I adore seeing huge sweets (it’s as the part of the Japanese park Disney dedicated to the Little Meirmaid, it is a dream!). As I am not a fan of the too sweet things to be eaten, as I find that hyper funny to have donuts and enormous candyes in his garden (the complex of the house in gingerbread ? ). There are heaps of hyper-funny things in (false) sweets : bags, jewels, shoes, inflatable buoys … And I adore that, I find that hyper cool !

Shoot by Tim Walker for Mulberry, SS 2012

Belle journée !

Le mythe d’Ophélie, la « Belle Mort » par essence

(only in french, sorry)

Imaginez. Nous sommes au XIXe siècle. La Monarchie de Juillet puis le Troisième Empire vont battre à plein régime (régime, ancien régime, ahahahahaha, je suis trop drôle…Hum. Bref). Une nouvelle mode s’annonce : le néo-gothique. On re-découvre le Moyen-Age, Holbein, les Danses Macabres (oui parce que le néo-gothique c’est forcément du Moyen-Age, et pour l’époque, le Moyen-Age c’est forcément gothique)… Le thème de la Jeune Fille et la Mort s’insinue (encore !) doucement dans les arts plastiques. C’est l’époque de la « Belle Mort ». C’est-à-dire que le phénomène de thanatomorphose (décomposition) est totalement niée et évacuée par toutes sortes de procédés, notamment l’embaumement. On veut être toujours beau et présentable, même dans la mort, et l’on en fait un véritable spectacle de bienséance et de convenable. Oui, parce que le XIXe siècle raffole de ce qui est « convenable ». La mort n’est jamais montrée dans sa véritable essence, exception faite des représentations de massacres liés à la mythologie ou à la religion. Mais dans ces cas-là, la représentation est justifiée par l’éloignement et l’exotisme de ces scènes, ça fait partie du voyage, et puis c’est tellement loin qu’on y croit même pas (je caricature un brin, mais l’idée, c’est vraiment ça). La pourriture du corps ne sera donc jamais montré. A peine les corps morts seront-ils bleutés ou verdâtres. Exit les fluides et autres vermines désagréables. On fait une exception de Géricault, considéré comme un véritable dégénéré de la peinture (qui fait pourtant exactement la même chose que Michel-Ange et de Vinci en allant étudier les cadavres de la Morgue). La Morgue justement. Au XIXe siècle, c’est un lieu de promenade, même si elle sera fermée au public dans ce même siècle. On y va pour se promener, avoir un peu de frisson gratuit, et examiner avec attention les cadavres exposés. Oui, les cadavres dont on n’a pas l’identité sont exposés, avec un mini système d’arrosage pour les garder frais. On entoure les enfants de fleurs, et tout ce petit monde a l’air endormi. Romantique et morbide à souhait. C’est à cette époque que surgit l’affaire de l’inconnue de la Seine : une magnifique jeune fille, à peine abîmée par la noyade, est repêchée dans le fleuve, et son visage est tellement beau qu’on en a fait un masque mortuaire, mais son identité reste toujours inconnue (c’était vers 1880).

L’eau, métaphore de la vie et de la mort, la jeune fille, la beauté et la mort (et l’infantilisation de la jeune femme, aussi, super tendance à l’époque). A l’époque du néo-gothique et du romantisme, on re-découvre Shakespeare, et on s’étourdit de Hamlet, décor principal de la tragédie d’Ophélie. La jeune femme est l’amante d’Hamlet, et lorsqu’elle apprend que celui-ci a tué son père, elle sombre dans la folie et finit par se suicider par noyade. Le sujet ne pouvait que plaire à l’époque, et Ophélie a influencé des dizaines d’artistes, dont le plus célèbre est bien sûr John Everett Millais, l’un des préraphaélites. Son tableau a tellement marqué les esprits que même encore aujourd’hui, les représentations d’Ophélie sont directement inspirée par lui. So, je vous ai fais une compilation de représentations d’Ophélie, anciennes et contemporaines.

Si la symbolique d’Ophélie vous intéresse, lisez Gaston Bachelard, et d’autres textes sont disponibles sur le net, sur le cairn notamment, et sur l’histoire en images. Vous pardonnerez mes raccourcis, mais le sujet est complexe, j’ai fait au mieux.

Delacroix, Ophélie, 1844, Louvre

Millais, Ophélie, 1851, Tate Britain à Londres

Cabanel, La mort d’Ophélie, 1883, coll. part.

P. Delaroche, La jeune martyre, 1853, Louvre

Bouveret, Ophelia

Hugues, Ophelia, 1863

Gaston Bussière, fin XIXe, Ophélie

Anna Lea Merritt, Ophelia, 1880

Paul Steck, Ophelia, 1895

Lucien Levy-Durmer, Ophélie, 1900

Ewerbeck, Ophelia, 1900

Waterhouse, Ophelia, 1905

Odilon Redon, Ophélie au milieu des fleurs

Inconnu ?

Agnieszka Lorek

Dorota Gorecka

Ekaterina Belinskaya

Elle Moss

Ellen Von Unwerth

FFO

Italia Ruotolo

Karolina Ryvolova

Kirsty Mitchell

Lioba Brückner

Mihara Yasuhiro

Monia Merlo

Nina Masic

Paulina Siwiec

Signe Vilstrup

Slevin Aaron

Sofia Sanchez et Mauro Mongiello

Voodica

Belle journée !