Happy Week (et interruption des programmes)

Je suis à la fois soulagée, euphorique et..Malade. J’ai passé ma soutenance de master 1, j’ai eu une bonne note, je suis impatiente de commencer le master 2. Et vous écrire aujourd’hui me fait souffrir. Au sens propre : tellement écrit, dessiné, colorisé pendant toute une année scolaire que mon bras droit demande grâce. J’ai ordre médical (c’est du sérieux) de laisser mon bras se reposer pendant au moins deux semaines, sous peine de médicaments sévères et de perte progressive de mon bras droit (je plaisante pas, c’est hyper sérieux). Donc : pas de dessin, pas de peinture, pas d’écriture, pas d’ordinateur excessif. Je vais faire ma larve quoi. Je vais en profiter pour voir tous les films et docs que j’ai pas pu voir cette année. Je vais aller faire les expos (expo Pierre et Gilles au Havre, youpiiiiiiiiiiiiii). Je vais en profiter pour faire le point sur le blog, ce que je veux vraiment y mettre. Je pense qu’il reprendra le nom de mon ancien ancien ancien blog, d’il y a longtemps. Que j’y parlerai plus de mes sujets de prédilection : art, baroque, XIXe siècle et kitsch. Voilà voilà. C’est peut-être le dernier happy week, profitez-en !

Belle journée mes ptites licornes !

Saturday Home Tour : « Ophelia », Hong-Kong

Si je vous dis grand, costaud, tatoué, avec une tête de repris de justice et de sale gosse qu’on a bien envie de remettre dans le droit chemin parce qu’il est top sexy, vous répondez quoi ? Bon ok, vous allez sans doute dire Thomas Hardy, et je vous comprendrai très bien (aaaah, la série Taboo, que j’ai adoré, mais bref, c’est pas le sujet). Mais en fait non. La réponse est : Ashley Sutton. Qui ça ? Oui, certes il est moins connu. Sauf dans le milieu des designers. C’est un décorateur. Pardon, non, c’est plus que ça : c’est un magicien. Il est capable de transformer n’importe quel lieu en merveille, une sorte de croisement entre Alice au Pays des Merveilles, Steampunk et prohibition des années 20. Ashley Sutton aime les objets étranges et les collections, les cabinets de curiosités, les machines, l’industrie, les rouages et les engrenages. Forcément, ce mec allait me plaire ! Quand j’ai découvert son travail, je me suis dit « whaow, ce mec a tout compris, c’est un formidable scénographe qui vous transporte dans un autre monde. » J’attends avec impatience le jour où il concevra un décor de cinéma !

Pour rester donc dans le thème de cette « Ophélie », voici donc le bar Ophelia de Hong-Kong, une merveille, inspiré des préraphaélites et du mythe d’Ophélie. Vous êtes obligé d’y passer si vous allez là-bas !

If I tell you big, sturdy, tattooed, with a head of ex-convict and little brat whom we want to put back in the straight because he is top sexy, you answer what ? Well OK, you doubtless go to say Thomas Hardy, and I shall understand you very well (aaaah, the series Taboo, whom I adored, but it’s not the subject). But in fact not. The answer is : Ashley Sutton. Who that ? Yes, certainly he’s less known. Safe in the environment of the designers. He is a decorator. Forgiveness, no, he’s more than that: he’s a magician. He’s capable of transforming any place into marvel, a kind of crossing between Alice in Wonderland, Steampunk and prohibition on the 20s. Ashley Sutton likes the strange objects and the collections, the cabinet of curiosities, the machines, the industry, the cogs and the gearings. Necessarily, this guy was going to please me ! When I discovered his work, I said to myself « whaow, this guy understood everything, it is the great scenographer who transports you in another world. » I look forward when he will design a film set !

Thus to stay in the theme of « Ophélie », thus here is the bar Ophelia in Hong-Kong, a marvel, inspired by the Pre-Raphaelites and by Ophélie’s myth. You are obliged to pass there if you go over there!

Le site internet d’Ashley Sutton

Belle journée !

Le mythe d’Ophélie, la « Belle Mort » par essence

(only in french, sorry)

Imaginez. Nous sommes au XIXe siècle. La Monarchie de Juillet puis le Troisième Empire vont battre à plein régime (régime, ancien régime, ahahahahaha, je suis trop drôle…Hum. Bref). Une nouvelle mode s’annonce : le néo-gothique. On re-découvre le Moyen-Age, Holbein, les Danses Macabres (oui parce que le néo-gothique c’est forcément du Moyen-Age, et pour l’époque, le Moyen-Age c’est forcément gothique)… Le thème de la Jeune Fille et la Mort s’insinue (encore !) doucement dans les arts plastiques. C’est l’époque de la « Belle Mort ». C’est-à-dire que le phénomène de thanatomorphose (décomposition) est totalement niée et évacuée par toutes sortes de procédés, notamment l’embaumement. On veut être toujours beau et présentable, même dans la mort, et l’on en fait un véritable spectacle de bienséance et de convenable. Oui, parce que le XIXe siècle raffole de ce qui est « convenable ». La mort n’est jamais montrée dans sa véritable essence, exception faite des représentations de massacres liés à la mythologie ou à la religion. Mais dans ces cas-là, la représentation est justifiée par l’éloignement et l’exotisme de ces scènes, ça fait partie du voyage, et puis c’est tellement loin qu’on y croit même pas (je caricature un brin, mais l’idée, c’est vraiment ça). La pourriture du corps ne sera donc jamais montré. A peine les corps morts seront-ils bleutés ou verdâtres. Exit les fluides et autres vermines désagréables. On fait une exception de Géricault, considéré comme un véritable dégénéré de la peinture (qui fait pourtant exactement la même chose que Michel-Ange et de Vinci en allant étudier les cadavres de la Morgue). La Morgue justement. Au XIXe siècle, c’est un lieu de promenade, même si elle sera fermée au public dans ce même siècle. On y va pour se promener, avoir un peu de frisson gratuit, et examiner avec attention les cadavres exposés. Oui, les cadavres dont on n’a pas l’identité sont exposés, avec un mini système d’arrosage pour les garder frais. On entoure les enfants de fleurs, et tout ce petit monde a l’air endormi. Romantique et morbide à souhait. C’est à cette époque que surgit l’affaire de l’inconnue de la Seine : une magnifique jeune fille, à peine abîmée par la noyade, est repêchée dans le fleuve, et son visage est tellement beau qu’on en a fait un masque mortuaire, mais son identité reste toujours inconnue (c’était vers 1880).

L’eau, métaphore de la vie et de la mort, la jeune fille, la beauté et la mort (et l’infantilisation de la jeune femme, aussi, super tendance à l’époque). A l’époque du néo-gothique et du romantisme, on re-découvre Shakespeare, et on s’étourdit de Hamlet, décor principal de la tragédie d’Ophélie. La jeune femme est l’amante d’Hamlet, et lorsqu’elle apprend que celui-ci a tué son père, elle sombre dans la folie et finit par se suicider par noyade. Le sujet ne pouvait que plaire à l’époque, et Ophélie a influencé des dizaines d’artistes, dont le plus célèbre est bien sûr John Everett Millais, l’un des préraphaélites. Son tableau a tellement marqué les esprits que même encore aujourd’hui, les représentations d’Ophélie sont directement inspirée par lui. So, je vous ai fais une compilation de représentations d’Ophélie, anciennes et contemporaines.

Si la symbolique d’Ophélie vous intéresse, lisez Gaston Bachelard, et d’autres textes sont disponibles sur le net, sur le cairn notamment, et sur l’histoire en images. Vous pardonnerez mes raccourcis, mais le sujet est complexe, j’ai fait au mieux.

Delacroix, Ophélie, 1844, Louvre

Millais, Ophélie, 1851, Tate Britain à Londres

Cabanel, La mort d’Ophélie, 1883, coll. part.

P. Delaroche, La jeune martyre, 1853, Louvre

Bouveret, Ophelia

Hugues, Ophelia, 1863

Gaston Bussière, fin XIXe, Ophélie

Anna Lea Merritt, Ophelia, 1880

Paul Steck, Ophelia, 1895

Lucien Levy-Durmer, Ophélie, 1900

Ewerbeck, Ophelia, 1900

Waterhouse, Ophelia, 1905

Odilon Redon, Ophélie au milieu des fleurs

Inconnu ?

Agnieszka Lorek

Dorota Gorecka

Ekaterina Belinskaya

Elle Moss

Ellen Von Unwerth

FFO

Italia Ruotolo

Karolina Ryvolova

Kirsty Mitchell

Lioba Brückner

Mihara Yasuhiro

Monia Merlo

Nina Masic

Paulina Siwiec

Signe Vilstrup

Slevin Aaron

Sofia Sanchez et Mauro Mongiello

Voodica

Belle journée !

Happy Week !

Un jour de retard, mais la bonne nouvelle, c’est que j’ai terminé mon écrit académique de master 1, et que je suis actuellement dans la phase « travail plastique final »… Je ferais un post là-dessus d’ailleurs, si cela vous intéresse de voir ce que je dessine et peint.

Une nouvelle semaine débute, et j’ai choisi de la placer sous le signe d’Ophélie. Non pas Winter, je vous vois venir ! Ophélie, celle d’Hamlet, qui a inspiré tant d’artistes, notamment Millais le préraphaélite, Ophélie qui s’est noyée au milieu des fleurs… Et qui continue d’ailleurs !

Alors, nouvelle semaines, nouvelles inspirations !

One day of delay, but the good news, it’s because I ended my academic paper of 4th year of university, and whom I am at present in the phase  » final plastic work « … I would make a post on that moreover, if it interests you to see what I draws and paints.

A new week begins, and I chose to place it under Ophélie’s sign. Not Winter, I see you coming ! Ophélie, that of Hamlet, who inspired so many artists… And who continues moreover !

Then, new week, new inspirations!

Fashion

Beauty

Vintage fashion

Une robe typiquement préraphaélite. Dante Gabriel Rossetti photographie Jane Morris en 1865 (ou 1858, j’ai un doute).

Jewels

Art

« Ophelia », de John Everett Millais, 1851-1852. C’est Elizabeth Siddall, muse de Rossetti, qui servit de modèle pour Ophélié, et c’est là qu’elle s’enrhuma et que ça s’aggrava en tuberculose… Faut dire qu’il la fit poser dans l’eau d’une baignoire pendant des heures, et qu’il ne prenait pas toujours garde à ce que les bougies chauffantes soient tout le temps allumées.

Home-decor

DIY

Food

Flatlay

Seventies

St Laurent, Elle magazine, 1975

Belle journée !

Happy week ! (special Dark Blue)

J’adore le bleu. J’ai toujours aimé le bleu. Lorsque j’étais ado, je m’habillais en noir, gris et bleu, exclusivement (monomaniaque bonjour !). Bon, aujourd’hui, j’ai ajouté le rouge et le vert, ça progresse ! Mais je suis toujours attaché au bleu, c’est ma couleur (quoi d’étonnant puisque je suis verseau). J’ai donc décidé, après une petite semaine teintée de rose, de consacrer une semaine au « dark blue », une couleur seyante aussi en en mode qu’en déco…

I adore the blue. I always liked the blue. When I was a teenager, I got dressed in black, grey and blue, exclusively. Well, today, I added the red and the green, that progresses ! But I am always attached to the blue, it’s my color (what of amazing because I am « verseau »). I thus decided, after a small week tinged with pink, to dedicate one week in  » dark blue « , a beautiful color as well there in fashion as in decoration…

Fashion

Jeanne Damaq

Beauty

Vintage fashion

Milieu 1880s

Vintage jewels

Lalique

Flatlay

Home

Food

DIY

Art

Waterhouse

Seventies

Sarah Moon, 1973

Belle journée !

 

 

Fragmenta : Home and Books

Un autre « fragmenta » (le précédent, c’est par ici), avec de nouveaux livres (vive les brocantes ! ), et quelques détails de « my home sweet home », qui s’est embelli de quelques petites choses (encore une fois, vive les brocantes !)…

Another « fragmenta » (the first is here), with new books (attic sales forever), and some details from « my home sweet home », with some new little things (attic sales FOREVER)…

New books (et autres trouvailles)

Il est rare de trouver du D’Annunzio sur un vide-grenier. MAIS rien n’est impossible : la preuve, cette édition des années 30 de « L’Enfant de Volupté ». Parfaitement assorti à mes nouvelles beautés : des escarpins de chez Ernest (oui, le chausseur de Pigalle), que j’ai payé…3 euros. Tout arrive. Le collier a été réalisé par mes ptites mains. Le journal ancien qui se trouve en dessous date du début du XXe siècle, c’est un exemplaire de La Vie Heureuse, ouvert sur un article signé par Robert de Montesquiou, qui décrit la vie de La Castiglione…

Là, c’est un peu plus atypique : j’adore la cuisine indienne, c’est vraiment ma préférée, du coup, j’ai trouvé un super livre de cuisine, assorti à Babylone (oui, c’est pas dans le même coin je sais, mais je les rapproche à cause de l’exotisme qui s’en dégage).

Home (et autres trouvailles)

De nouvelles fleurs artificielles (j’en mets partout), qui s’accorde très bien avec les tons ivoire, beige, crème et vert de mon salon.

Celui-là, j’ai sauté dessus dés que je l’ai vu ! Un vase Art Nouveau, sans doute une copie, qui doit vraisemblablement dater des 70s. Pile poil sur la cheminée du salon !

Elles trônent depuis des années dans ma chambre : une paire de bottines à bouton XIXe siècle, une paire de bottines à lacets début XXe siècle, et leur copie qui vient de chez André, d’il y a trèèèèèèès longtemps (elles datent des mes années beaux-arts, et je ne peux plus les mettre, car la semelle du dessous a craqué, je les ai trop portées, mais je les garde quand même !)

On n’a jamais assez de colliers (ci-dessus, environ la moitié de ce que j’ai).

Composition en doré et beige.

Serge Lutens forever…

Une boîte en laque japonaise, avec une très jolie plume dorée. Très Biba, elle va rejoindre la salle de bains et j’y mettrai mon make-up.

Les orchidées se marient toujours très bien avec du Saint-Laurent.

Des lys roses, parfaits pour ma chambre…

Chez moi, les seins sont sous verre…

Une femme vendait ses boîtes à chaussures de luxe, je lui en pris deux, Saint-Laurent, bien sûr (plus une petite boîte à ceinture), et ci-dessous, un chausseur vénitien. La boîte est une splendeur, alors j’imagine les chaussures…

Un bracelet superbe, offert par ma maman, sur un vieux Pierre Loüys que je n’avais pas, Psyché.

Belle journée !